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Dures conditions de travail à la CBAO : Le personnel s’insurge contre la direction pour traitement injuste

Les travailleurs de la Cbao-Attijari ne sont pas contents du traitement que leur inflige la direction de la boîte. Et pourtant après la nomination en 2015 de Mounir Oudghiri, jusqu'ici en poste à Abidjan et qui a remplacé le très contesté Raghni Abdelkrim, en poste depuis 2008 et dont le départ était attendu, le personnel de la banque avait rêvé de lendemains meilleurs. Cet important changement opéré par les responsables du groupe marocain (premier du Maghreb et huitième africain) fait suite à une dégradation du climat social au sein de l'institution bancaire, les employés sénégalais déplorant le management de celui qui était jusqu'ici en prolongation avec contrat spécial car admis à la retraite depuis trois ans. Des raisons qui avaient poussé à l’époque les travailleurs à déverser leur colère sur la place publique. Mais moins de 03 ans après son installation, le nouveau DG « fait pire que son prédécesseur », nous dit un employé très en colère qui préfère garder l’anonymat.  
En effet, selon lui, « Il y avait des règles établies, qui consistaient à motiver le travailleurs. C’est le 13e mois, le 14e mois et la gratification. Il a d’abord supprimé le 14e mois et maintenant il s’attaque à la gratification et ça nous ne l’acceptons pas » 
La gratification ? De quoi s’agit-il ? C’est une sorte de prime de motivation. Elle est fonction de la note que vous obtenez en fin d’année, selon que l’agent ait une bonne note ou pas, il peut recevoir jusqu’à 100% de son salaire. Un agent est noté par son supérieur hiérarchique direct. Cependant « les agents de caisses sont sanctionnés trois fois. S’il y a un manquement dans sa caisse, il rembourse intégralement la somme due. Si cette somme est supérieure ou  égale à 10 000 F cfa, l’agent ne peut en aucune manière bénéficier d’une bonne note. Et pour combler le tout il ne peut même plus avoir de gratification. C’est trop de sanctions pour une même faute » s’indigne notre interlocuteur. 
Pour éviter une perturbation de la boîte, le bureau du syndicat sortant a tenté de rencontrer le responsable du capital humain, M. B. GUEYE, mais ce dernier aurait refusé catégoriquement de les recevoir sous prétexte « que ce bureau a été remplacé et qu’on attend les résultats du vote. Mais je crois savoir qu’aussi longtemps que le nouveau bureau n’est pas installé, c’est l’ancien bureau qui doit défendre les intérêts du personnel. » S’interroge notre interlocuteur. Nous avons essayé d’entrer en contact avec le DG de la boîte (absent du pays) et avec le responsable du capital humain, M. GUEYE, mais sans succès. Nous restons cependant à leur disposition. 

dakaractu

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