Après des jours de perturbations, l’heure est désormais à la reprise… et à l’urgence. Au Lycée technique Cheikh Ahmadou Bamba de Diourbel, la fin du mot d’ordre de grève des enseignants laisse place à un défi de taille : sauver une année académique sérieusement bousculée.
Interpellé par baoltimes, le proviseur Bara Sow ne cache pas l’impact de cette crise sur le fonctionnement de l’établissement. « On a été touchés comme tout le monde », reconnaît-il d’emblée, évoquant la participation de certains enseignants affiliés au G7 et au syndicat de l’enseignement professionnel. « Ces derniers ont arrêté plus tôt, mais malgré tout, nous avons enregistré de grève : janvier, février, mars , ce qui a forcément affecté le volume horaire. »
Une réalité qui pèse lourd, surtout dans un cycle technique où le calendrier est déjà serré. Pourtant, le chef d’établissement se veut résolument optimiste. « Nous comptons sur le professionnalisme des enseignants. Ils vont se donner corps et âme pour assurer les rattrapages », affirme-t-il.
Au cœur des préoccupations : les échéances imminentes. Dans l’enseignement technique, les contraintes sont nombreuses et peu flexibles. « L’année est courte. Il y a les soutenances, et déjà le BEP démarre le 2 juin », rappelle Bara Sow. Malgré les retards, certaines disciplines affichent déjà une avance relative, laissant entrevoir une marge de manœuvre.
Pour rattraper le temps perdu, une seule stratégie : accélérer le rythme. « Si on intensifie les cours, on peut terminer le programme », estime-t-il, confiant dans l’expérience des formateurs. « Ils ont l’habitude des rattrapages. J’espère qu’ils vont s’en sortir. »
En parallèle, l’administration s’active pour réorganiser le calendrier interne. « Nous réfléchissons à la gestion des semaines de composition et au temps nécessaire pour réussir cette année », explique le proviseur, évoquant également la possibilité d’un léger décalage des examens à la suite des accords issus du protocole de fin de crise.
Entre pression des délais et volonté de redressement, le Lycée technique Cheikh Ahmadou Bamba de Diourbel entame une dernière ligne droite sous haute tension. Une course contre la montre est lancée, avec, en ligne de mire, la réussite des élèves.
baoltimesnews : Thales ndiaye