Le front social s’embrase dans le secteur de l’éducation. Les enseignants regroupés au sein du G7 sont entrés en ordre de bataille, marquant ce mardi une nouvelle étape dans leur lutte syndicale. Dès 9 heures, les salles de classe ont été désertées à travers plusieurs localités, signe d’un débrayage largement suivi.
Selon un communiqué parvenu à la rédaction de Baoltimes, les enseignants exigent sans détour la signature des décrets relatifs au statut des décisionnaires, la concrétisation du système de rémunération, la fin de la surimposition, ainsi que le parachèvement de la fonction diplômante universelle. Autant de revendications jugées urgentes et non négociables par le G7.
La pression ne faiblira pas. Après le débrayage de ce mardi matin, le mouvement syndical annonce une grève totale pour demain mercredi, une action qui risque de perturber sérieusement le déroulement des enseignements dans les établissements publics.
Et la mobilisation s’inscrit dans la durée. Le G7 a également annoncé un nouveau débrayage jeudi prochain, 22 janvier, à partir de 9 heures, suivi d’une marche nationale à Thiès, destinée à amplifier la visibilité de leurs revendications et à interpeller les autorités.
Le message est clair : les enseignants entendent se faire entendre coûte que coûte. À l’heure où le dialogue semble au point mort, le G7 durcit le ton et place les pouvoirs publics face à leurs responsabilités. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’avenir de l’année scolaire.
baoltimesnews : Aicha Diop