L’ONG 3D veut propulser les jeunes au cœur des décisions politiques

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Face aux défis de la gouvernance locale et de la participation électorale, l’ONG Démocratie – Droits humains – Développement (3D) mise sur le renforcement des capacités pour donner davantage de voix aux jeunes, aux femmes et aux personnes handicapées dans les instances de décision. Un atelier de deux jours, ouvert ce lundi à la gouvernance de Diourbel, porte cette ambition.

La jeunesse ne veut plus être simple spectatrice des décisions qui engagent son avenir. À Diourbel, l’ONG Démocratie – Droits humains – Développement (3D) entend lui donner les moyens de prendre toute sa place dans la gestion des affaires publiques. 

La rencontre a réuni plusieurs acteurs territoriaux, notamment des élus locaux, des présidents de conseils consultatifs de la jeunesse ainsi que des représentants des personnes handicapées. Objectif : renforcer leurs capacités et susciter une participation plus active des jeunes aux instances de décision.

Au-delà des échanges et des sessions de formation, l’enjeu est de taille : amener les jeunes à croire en leur potentiel, à s’impliquer davantage dans la vie citoyenne et à peser sur les choix qui façonnent leurs collectivités territoriales.

L’initiative est saluée par les représentants des collectivités territoriales ayant pris part à l’atelier. Pour ces acteurs, le renforcement des capacités constitue un levier essentiel pour aider les jeunes à gagner en confiance, à mieux comprendre les mécanismes de gouvernance et à s’affirmer comme des acteurs incontournables du développement local.

Une vision que partage pleinement Ibrahima Yamar Diop, coordonnateur du pôle humain de l’ONG 3D. Selon lui, cette activité s’inscrit dans une dynamique de promotion de la participation citoyenne, avec une attention particulière accordée aux femmes, aux jeunes et aux personnes handicapées.

L’ambition, explique-t-il, est de permettre à ces catégories de la population d’être mieux représentées dans les instances de prise de décision au sein des collectivités territoriales.

Pour illustrer l’importance de cet engagement, il rappelle le poids démographique de la jeunesse dans le pays : « Plus de 70 % de la population sont jeunes, donc plus de la majorité des politiques doit être consacrée à ces derniers. »

Un plaidoyer qui pose avec acuité la question de la place accordée aux jeunes dans l’élaboration des politiques publiques et dans les mécanismes de gouvernance locale.

Du côté des jeunes, le message se veut tout aussi mobilisateur. Omar Dione, président du Conseil consultatif de la jeunesse de Ndindy et porte-parole des participants à cette rencontre, entend faire de cet atelier un point de départ pour une sensibilisation plus large.

'À l’issue des travaux, les participants comptent poursuivre le travail sur le terrain afin d’encourager leurs pairs à s’intéresser davantage à la citoyenneté, aux élections et aux instances de décision.

« Au sortir de l’atelier, nous allons conscientiser les jeunes afin qu’ils puissent comprendre que l’avenir du pays, c’est nous, les jeunes », a-t-il déclaré.

À Diourbel, l’ONG 3D place ainsi la participation citoyenne au cœur de son action. Reste désormais à transformer cette prise de conscience en engagement concret, pour que les jeunes, les femmes et les personnes handicapées ne soient plus seulement concernés par les décisions publiques, mais deviennent pleinement acteurs de leur élaboration et de leur mise en œuvre.

baoltimesnews : MS 

 


 

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