À la suite de la sortie critique de l’intersyndicale à l’occasion de la célébration de la Fête du Travail, le 1er mai 2026, l’inspecteur du travail de Diourbel, Mouhamadou Sansouna Diallo, est monté au créneau pour apporter des clarifications et dissiper ce qu’il qualifie de « malentendus » sur le traitement du cahier de doléances et le rôle de l’autorité administrative.
Face aux accusations de lenteur et de manque de considération, l’inspecteur se veut formel : « Il n’y a aucun retard dans l’examen du cahier de doléances. Le processus a été conduit de manière rigoureuse, inclusive et progressive. »
Selon lui, dès réception du document revendicatif, ses services ont immédiatement saisi les parties concernées, notamment les employeurs, à travers des correspondances officielles, afin de recueillir leurs observations et réponses. « Nous avons engagé un travail méthodique depuis le mois de janvier », précise-t-il.
Trois réunions majeures ont ainsi jalonné le processus : la première le 14 janvier 2026, la deuxième le 12 février, et la troisième le mardi 4 avril, consacrée à la synthèse générale des doléances. À ces rencontres s’ajoutent d’autres cadres d’échanges, dont une réunion tenue à Mbacké ainsi qu’une session spéciale dédiée à la situation de l’hôpital.
« Toutes les doléances ont été examinées ensemble avec les acteurs concernés. À l’issue de ce travail, une synthèse complète a été élaborée. C’est sur cette base que je prépare un rapport destiné au gouverneur et aux autorités compétentes », explique M. Diallo, insistant sur la transparence et la concertation ayant marqué la démarche.
Concernant l’absence du gouverneur lors des activités du 1er mai, autre point de crispation soulevé par l’intersyndicale, l’inspecteur rappelle le fonctionnement normal de l’administration territoriale. « L’adjoint au gouverneur est une autorité administrative à part entière. Le gouverneur peut déléguer ses prérogatives, et cela ne remet nullement en cause la validité des échanges », tranche-t-il.
Enfin, il souligne que ce mode opératoire n’est pas inédit. « En 2025 déjà, l’examen du cahier de doléances avait nécessité trois à quatre réunions. Nous sommes dans une continuité administrative », conclut-il.
Dans un contexte social marqué par des attentes fortes des travailleurs, ces précisions visent à apaiser les tensions et à réaffirmer l’engagement des autorités à accompagner les revendications dans un cadre structuré et concerté.
baoltimesnews : MS