GRÈVE GÉNÉRALE DE 72 HEURES À DIOURBEL : L’ÉDUCATION ET LA SANTÉ MOBILISÉES

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À Diourbel, les 72 heures de grève générale lancées par les centrales syndicales ont été marquées par une mobilisation contrastée selon les secteurs d’activité. Si les syndicats de l’éducation et une partie des travailleurs de la santé ont répondu au mot d’ordre, les secteurs du transport urbain et interurbain ainsi que les collectivités territoriales ne lui ont pas emboîté le pas. À la Senelec, en revanche, des travailleurs ont également observé le mouvement, selon nos informations. Une situation qui traduit des niveaux d’adhésion différents à cette mobilisation sociale.

Dans le secteur de la santé, la Fédération des syndicats de la santé (F2S) du Sénégal, dirigée par Cheikh Seck, a observé le mot d’ordre de grève. Une exception notable est toutefois signalée : le SUTSAS-And Gueusseum, qui n’avait pas signé le pacte, poursuivait son propre mouvement d’humeur, inscrit dans un dix-septième plan d’action.

Dans le secteur de l’éducation, le mouvement a été suivi par le G7, selon Moussa Ndiaye, représentant du SELS. Une mobilisation confirmée par Modou Thiam, secrétaire général du CUSEMS et membre du G7, qui se félicite de la participation des enseignants à ces 72 heures de contestation.

« Nous avons observé la grève pour protester contre le mutisme du gouvernement », a déclaré Modou Thiam, pointant du doigt les retards dans la satisfaction de plusieurs revendications syndicales.

Parmi les principales exigences des enseignants figurent le paiement des indemnités liées aux examens, le règlement des rappels, la publication de l’audit sur les rappels des enseignants ainsi que celle des résultats relatifs au système de rémunération. Selon le responsable syndical du cusems, le gouvernement avait pris des engagements dans ce sens depuis le 16 avril, mais leur mise en œuvre se fait toujours attendre.

Le syndicaliste dénonce également le retard dans l’application du décret n° 2026-65 relatif aux décisionnaires, qu’il estime devoir être corrigé. Pour le G7, cette grève constitue avant tout un signal d’alerte adressé aux autorités afin qu’elles respectent leurs engagements envers les travailleurs.

« Nous sommes satisfaits du suivi du mot d’ordre dans les écoles. La grève est largement suivie par les enseignants. C’est un plan d’action d’alerte pour amener le gouvernement à respecter ses engagements », a insisté Modou Thiam.

À l’inverse, le secteur des transports urbains et interurbains n’a pas suivi le mot d’ordre, selon Elimane Samb, délégué syndical du secteur. Même constat dans les collectivités locales : d’après leur délégué syndical, Aly Diop, les agents n’ont pas observé ces 72 heures de grève.

À la Senelec, en revanche, des travailleurs ont participé au mouvement, illustrant une nouvelle fois le caractère disparate de la mobilisation dans la région.

Le constat à Diourbel est celui d’une grève à plusieurs vitesses. Entre les enseignants mobilisés, les agents de santé engagés dans le mouvement, les travailleurs de la Senelec participants et les secteurs restés en retrait, le mot d’ordre des centrales syndicales a rencontré des fortunes diverses. Pour les syndicats de l’éducation, le message reste néanmoins clair : les travailleurs attendent désormais des actes concrets du gouvernement pour donner suite aux engagements pris.

baoltimesnews : AD

 

 


 

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