le parcours d’Assane Sylla mérite d’être inscrit dans la mémoire collective''

l

Chers compatriotes,
Chers camarades de MPES et KIIRAAY surtout Diourbel,
Chers citoyens engagés au service de la République,

Il est des périodes de l’histoire où les convictions ne se mesurent pas à l’aune des discours, mais à celle du courage. Il est des moments où l’engagement cesse d’être une simple profession de foi pour devenir une épreuve de caractère, de fidélité et de responsabilité.
  Souvenons-nous donc de ces temps de tempête où les certitudes vacillaient, où les lendemains demeuraient incertains et où l’affirmation publique d’une conviction exigeait une véritable force morale. À Diourbel, parmi celles et ceux qui choisirent de ne pas se dérober devant les difficultés, le parcours d’Assane Sylla, Président du parti MPES Jef ak Njarin, mérite d’être inscrit dans la mémoire collective de cette séquence politique.
 Il fut, selon ses compagnons d’engagement, l’un des premiers à porter cette espérance et à contribuer, dans des circonstances difficiles, à l’implantation de cette dynamique. Lorsque les vents contraires soufflaient avec le plus de vigueur, il demeura présent, assumant ses choix et défendant avec constance les convictions auxquelles il avait librement souscrit.
 L’histoire politique d’une nation ne doit cependant pas être écrite uniquement à partir du moment de la victoire. Elle doit également conserver la mémoire des périodes de doute, des sacrifices consentis, des fidélités éprouvées et du travail accompli lorsque la reconnaissance n’était ni immédiate ni garantie.

Aujourd’hui, une nouvelle étape de la vie nationale s’ouvre.
  La responsabilité qui incombe au Président de la République, Monsieur Bassirou Diomaye Faye, dépasse naturellement les contingences partisanes. Elle procède d’un mandat républicain qui lui impose de préserver l’unité nationale, de garantir la continuité de l’État, de répondre aux aspirations légitimes des citoyens et de conduire la Nation avec discernement, responsabilité et hauteur de vue.
  La confiance accordée à un Président de la République constitue à la fois un honneur et une obligation. Elle ne saurait être considérée comme un privilège personnel : elle est un contrat moral entre une Nation et celui auquel elle confie, pour un temps déterminé, la charge suprême de l’État.

  L’attachement au Sénégal, lorsqu’il est sincère, ne se proclame pas seulement ; il se démontre par les actes, par la capacité à placer l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers, par la défense de la souveraineté nationale, par la préservation de la dignité des citoyens et par la volonté de construire, dans la durée, les conditions d’un développement partagé.
  C’est à travers la constance des décisions, la responsabilité dans l’exercice du pouvoir, l’écoute des populations et la capacité à transformer les engagements en réalisations concrètes que se mesure véritablement l’amour porté à une patrie.
  L’Agenda Sénégal 2050 s’inscrit précisément dans cette exigence de projection collective : penser le Sénégal non seulement dans l’immédiateté des échéances politiques, mais dans la profondeur du temps, en plaçant la transformation économique, le progrès social, la souveraineté et la consolidation de l’État au cœur de la réflexion nationale.
  Dans cette perspective, l’ouverture aux différentes composantes de la Nation constitue une nécessité démocratique. Toute construction nationale durable doit savoir accueillir les compétences, les expériences et les bonnes volontés, quelles que soient leurs trajectoires antérieures.

Mais l’ouverture ne doit jamais conduire à l’effacement de la mémoire.
Une République qui veut construire l’avenir doit savoir honorer ceux qui ont contribué à préparer le terrain lorsque celui-ci était encore difficile à cultiver. Les pionniers, les militants de la première heure, les femmes et les hommes qui ont accepté les risques de l’engagement lorsque les résultats demeuraient incertains constituent une partie essentielle de la mémoire politique contemporaine.
   La reconnaissance n’est donc pas un privilège accordé à quelques-uns ; elle est une exigence de justice historique.
 Il faut savoir accueillir ceux qui arrivent sans oublier ceux qui étaient présents comme le parti MPES du coordinateur Assane Sylla. Il faut savoir rassembler sans effacer. Il faut savoir ouvrir les portes sans fermer les livres de l’histoire. Car une communauté politique qui oublie ses bâtisseurs finit tôt ou tard par perdre la compréhension de son propre cheminement.
  Notre responsabilité collective est désormais de préserver l’unité, de promouvoir le dialogue, de renforcer les institutions et de faire de la République l’espace commun où chaque Sénégalais peut trouver sa place.

Le Sénégal appartient à tous ses enfants.
   Son avenir ne peut être l’œuvre d’un seul homme, d’un seul parti ou d’une seule génération. Il sera nécessairement le résultat d’une responsabilité collective, nourrie par la mémoire du passé, éclairée par les exigences du présent et orientée vers les générations futures.
    Que notre engagement demeure donc guidé par une exigence supérieure : servir la République avant de se servir soi-même, préserver l’unité nationale avant les intérêts particuliers et placer constamment le Sénégal au-dessus de toute considération personnelle.
(La patrie d’abord, Sénégal rek.)

Moustapha Diakhaté
Philosophe, Géopolitologue et SG de la plateforme LES MODERNISTEs

About Author

Directeur de Publication