Tout comme leurs volets sportifs et culturels apparaissent dans leur nom, la mission environnementale des ASC devrait être désormais reflétée dans leur appellation, pour donner ASC-E (association sportive, culturelle et environnementale) ; telle est l’idée émise par Monsieur Baye Mayoro Diop, DG du Crous-B. Il invite les acteurs à opérer cette transition pour répondre au vrai défi de notre temps, le défi des changements climatiques. Il y a des raisons circonstancielles qui font que chaque idée, chaque décision, ou chaque action que l’homme pose s’inscrit dans un contexte social et politique donné. Mais aussi il y a des raisons essentielles qui exigent que nous tournions le regard vers l’avenir, non pas pour subir les évènements, mais pour les construire. Telle est l’exigence fondamentale qui est au cœur de l’ASC-E. Le temps est venu pour le DG Baye Mayoro Diop de repenser notre façon de penser et d’agir dans le cadre des mouvements navétanes. C’est l’un des grands enjeux pour nos pays, mais aussi pour le monde : les villes émettent 70% des gaz à effets de serre. Plus personne n’ignore les conséquences du réchauffement climatique ni la vulnérabilité de certains quartiers construis aujourd’hui en zones inondables. La crise environnementale globale, dont les contours se dessinent peu à peu, révèle que les ASC-E sont un remède aux défis environnementaux. Ce nouvel écologico-sportif
appelle des choix courageux pour rendre compatible le bien-être des hommes et des femmes avec celui du milieu dans lequel ils évoluent. On remarquera, dès lors, que la vision de Baye Mayoro Diop, celle d’ajouter aux activités sportives, culturelles des activités relatives à la préservation et à la protection de l’environnement, reflète le code de l’environnement de la province des îles Loyauté de 2026 qui reconnaît que « l’environnement naturel est indissociable des pratiques culturelles et des règles coutumières localement applicable ». On retiendra surtout ici que toute activité sportive et culturelle ne peut avoir une signification valable que si elle prend en compte l’idée que vivre dans un environnement sain devrait donc bien être considéré comme un droit humain fondamental. L’ASC-E est un concept qu’il faut désormais poursuivre à la fois pour plus d’engagement de la part des jeunes évoluant dans les domaines sportifs et la justice environnementale.
Dr. Oumar Mboup
Membre Fondateur Kiiraay les Patriotes Républicains