L’atelier de formation en arrangement musical, démarré le 21 septembre et clôturé ce vendredi 25 septembre au centre culturel, a tenu toutes ses promesses à Diourbel. Malgré les délestages et les intempéries, les participants ont bénéficié d’une session intensive, couronnée par un spectacle de haut niveau.
Prenant la parole, Thiecoura Sène, adjoint dans la commune en charge de la jeunesse, a salué l’engagement du directeur du Centre culturel ainsi que les efforts consentis pour accompagner les acteurs culturels. Il a également magnifié les prestations offertes et rendu hommage au formateur, Mamour Kassé. Pour lui, l’initiative du FESNAC dans le domaine de la musique est particulièrement pertinente : « Le talent est là, mais la formation est indispensable ». Il plaide ainsi pour la pérennisation de ces sessions.
Très touché par le discours du maire, Mamour Kassé a notamment retenu les derniers mots de l’édile : « Dîner ak jamono ». Le formateur a souligné que, malgré les difficultés, « la musique dou foo ». Il a également rappelé que « Diourbel a de très grands artistes », invitant la mairie et le Centre culturel à renforcer leur accompagnement. Il a, dans le même temps, exhorté les artistes à davantage se regrouper, travailler et « nourrir l’art ».
Venu de Bambey, Ndiap Sène, participant à l’atelier, a pris la parole au nom des artistes. Il a exprimé leur souhait de voir cette formation renouvelée : « Nous demandons au maire de nous offrir encore cette formation et nous remercions du plus profond du cœur le fesnac». Il a également adressé ses remerciements au directeur du Centre culturel de Diourbel.
Ce dernier a, pour sa part, félicité le FESNAC et sa directrice, Yacine Ngom. Il a rappelé que, depuis les États généraux de la gouvernance, les préoccupations exprimées par les artistes commencent à trouver des réponses concrètes. Le choix de Diourbel pour cet atelier intervient également dans un contexte où la région s’est distinguée dans plusieurs disciplines, notamment le théâtre et la danse, tandis que la musique accusait un déficit de résultats.
Pour le directeur Ibrahima Dioum, cet atelier arrive donc à point nommé. Il a remercié le formateur et l’ensemble des artistes, tout en les invitant à démultiplier les connaissances acquises afin que la formation profite à l’ensemble du milieu musical local.
Au-delà de la formation, le message est clair : à Diourbel, les talents existent. Désormais, l’enjeu est de les structurer, les former et leur offrir les moyens de faire rayonner durablement la musique locale.
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