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Les confessions d’une ancienne pensionnaire de la prison

Ayant célébrée l’année dernière la journée de la femme  au camp pénal de liberté 6 de Dakar, la jeune demoiselle rencontrée à la MAC de Diourbel, à l’occasion de la célébration du 8 mars, soutient que personne n’est adaptée à la vie carcérale. Malgré  tout, les conditions de détention se sont nettement améliorées dans plusieurs maisons d’arrêts et de corrections du Sénégal.

 

« Si on dit qu’il y’a de bonnes conditions c’est parce qu’on pas le choix. On te prive de la liberté d’aller et de sortir et c’est vraiment ennuyant » raconte au reporter de baoltimes,  la dakaroise qui préfère garder l’anonymat.

 

Revenant sur le motif qui a occasionné son incarcération, la jeune explique avec courage  <<tout est de la faute de mon mari .Il m’a laissée seule avec deux enfants dont le dernier a été avec moi en prison car n’étant alors âgé que de trois mois.>>

 

« Mon mari avait un ami dealer de chanvre indien. Un jour, les limiers ont effectué une descente chez moi en fouillant ma chambre. Mon mari a pris  la fuite. C’est ainsi qu’ils m’ont embarquée » a-t-elle- dit.

 

Elle affirme qu’elle a été relaxée purement et simplement après avoir purgé presque deux ans. D’où l’appel lancé aux autorités compétentes pour le dédommagement de toute personnes qui ne sont pas fautives et qui sont relaxées pour défaut de preuves après longue détention.

 

Toutefois, la fille de Keur Masar appelle les parents qui ont des familles en prison, de les accompagner, les soutenir parce dit-elle «  La prison ne signifie qu’on est mauvaise personne. Des fois c’est le destin. Kasso diomboul kène »conclue t- elle avec un  souris.

BTnews

 

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